top of page

Dimanche 12 Juillet 2026

15ème Dimanche du Temps Ordinaire

Dieu nous parle

 

Isaïe 55,10-11 - Psaume 64 - Romains 8,18-23 - Matthieu 13,1-23

 

Les disciples s’étonnent que Jésus fonde son enseignement sur des paraboles. Leur surprise vient surtout du fait qu’il ne les explique pas immédiatement, comme on pourrait s’y attendre à la lumière de certains textes de l’Écriture.

 

Ainsi, dans la première lecture tirée du livre d’Isaïe, le Seigneur compare sa parole à la pluie qui descend du ciel ; elle féconde la terre et permet à la semence de croître jusqu’à produire les fruits attendus. Par cette image, le Seigneur montre que sa parole, lorsqu’elle est accueillie par un croyant avec un cœur disponible et attentif, fait grandir en lui la foi, nourrit son espérance du Royaume et le conduit à avoir une vie la plus conforme possible à ce que la volonté de Dieu lui propose.

 

C’est pourquoi, avant d’expliquer la parabole du semeur, le Christ fait comprendre à ses disciples que toutes les personnes dans la foule de ceux qui l’écoutent ne sont pas également disposées à recevoir la parole de Dieu. Certains auditeurs l’entendent sans vraiment l’accueillir ; elle ne produit donc pas en eux le fruit espéré. Elle devait transformer leur cœur, les conduire à la conversion et devenir une source d’inspiration pour leur vie personnelle, mais, faute d’attention intérieure, ils regardent sans voir véritablement et entendent sans comprendre ce qui est dit.

 

Cet intermède, entre la parabole du semeur et l’explication que Jésus en donnera à ses disciples, constitue en lui-même, pour chacun de nous, une parabole. En effet, nous ressemblons beaucoup à cette foule qui suit Jésus. Comme elle, nous sommes exposés aux mêmes distractions qui envahissent notre esprit : les tracas de la vie quotidienne, la fatigue de la marche à la suite du Seigneur, ou encore un événement extérieur qui détourne notre attention. Il arrive ainsi que, pendant la lecture des textes bibliques à la messe, notre pensée vagabonde bien loin de ce que le Seigneur veut nous faire comprendre.

 

A fortiori, l’explication de ces textes, que l’évêque, le prêtre ou le diacre s’efforce de donner à l’assemblée, peut être entendue sans être véritablement écoutée. De même, les gestes liturgiques peuvent être vus sans être réellement regardés. Pourtant, au milieu de ces distractions, une parole, un mot ou une phrase retiendra notre attention. Cette Parole nous aidera à progresser dans la connaissance de l’amour de Dieu et dans l’accueil de la Révélation qui nous est offerte. Il ne faut donc pas désespérer ni renoncer à écouter ou à lire la parole de Dieu, même lorsque nous le faisons avec distraction. Car cette parole est plus forte que les limites de notre esprit : elle traverse les obstacles et rejoint le cœur qui désire se tourner vers le Père.

 

Nous avons la chance de pouvoir préparer notre esprit et notre cœur avant de participer physiquement à la messe. Il suffit, pour cela, d’ouvrir un missel ou une Bible, et de lire les passages qui seront proclamés au cours de la célébration. Alors, peut-être, ce mot, cette phrase ou cette expression qui nous aura touchés résonnera plus fortement en nous. Cela pourra nous aider à nous convertir et à retrouver le véritable chemin de la Vie.

 

Père JeanPaul Bouvier
Prêtre retraité – curé émérite

bottom of page