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​Lundi 2 Novembre 2026

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Commémoration des Fidèles défunts 

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Attendre la résurrection

 

Textes au choix du lectionnaire des obsèques

 

Seuls les plus anciens et les vieux films se rappellent que les prêtres catholiques portaient des ornements noirs pour présider les obsèques des défunts adultes. Aujourd’hui, la couleur violette est le plus souvent utilisée. Ce changement n’est pas seulement une question de mode ou d’esthétique : cette couleur est celle qui signale les deux temps importants dans l’Eglise, le Carême et l’Avent. Ce sont des temps d’attente.

 

Dans le Carême, les chrétiens attendent la Résurrection du Seigneur, célébrée dans la fête de Pâques, la victoire sur la mort. Le passage de la mort à la Vie du Fils Unique du Père annonce notre propre résurrection selon la promesse faite à ses disciples : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit : “Je pars vous préparer une place” ? Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis, vous soyez, vous aussi. » (Jean 14,2-3)

 

Dans l’Avent, les chrétiens attendent la fête de l’Incarnation, la Nativité, la venue du Fils du Père parmi nous, : « Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. » (Jean 1,14) comme l’un d’entre nous : « devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, » (Philippiens 2,7) L’envoi de son propre Fils après avoir envoyé les prophètes est la manifestation de l’amour que le Père porte à l’être humain.

 

Ces précisions éclairent d’une lumière nouvelle le choix fait par l’Eglise de marquer par la couleur violette que les obsèques sont aussi un temps d’attente, l’espérance de notre propre résurrection, nous l’affirmons tous les dimanches dans le "Je crois en Dieu" que nous récitons. En soi, croire à la résurrection n’est pas une consolation. Être séparé d’un proche qui nous était cher est toujours une peine, personne ne peut être consolé d’une telle séparation, c’est une marque d’espérance, nous nous retrouverons avec le Christ comme l’annonce saint Jean : « Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. » (1Jean 3,2)

 

Saint Paul souligne encore cette espérance : « Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui. » (1Thessaloniciens 4,13-14)

 

Lors de ces célébrations – ou des messes anniversaires – retrouvons ceux que nous avons connus et aimés en priant avec eux car ils sont présents d’une autre façon et nous pouvons leur adresser la même prière qu’à la Vierge Marie : « Priez pour nous, maintenant, et à l’heure de notre mort. »

 

Père JeanPaul Bouvier
Prêtre retraité – curé émérite

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